C’est le temps des REER : On se dit les vraies affaires ?
L REER (régime enregistré d’épargne-retraite) revient chaque année dans les discussions, surtout à l’approche des impôts. Et pourtant, il est souvent mal compris. On va donc se dire les vraies affaires : cotiser à un REER, ce n’est pas éviter l’impôt pour toujours, c’est surtout le reporter.
Concrètement, l’argent placé dans un REER fructifie à l’abri de l’impôt. On ne paie pas d’impôt sur les intérêts ou les gains tant qu’on n’y touche pas. Par contre, au moment du retrait, les sommes sont imposées comme un revenu. C’est pour cette raison que le REER est avant tout un outil de retraite, et non un compte à utiliser au quotidien. Pour l’épargne d’urgence ou les projets à court terme, le CELI est souvent plus approprié.
Il faut aussi savoir que le REER n’est pas un placement en soi, mais une enveloppe. À l’intérieur, on peut y retrouver différents types de placements : CPG, fonds communs, fonds distincts, actions ou obligations. Le montant que vous pouvez cotiser chaque année correspond à 18 % de votre revenu gagné l’année précédente et se cumule avec le temps. Bonne nouvelle : ce montant est déjà indiqué sur votre avis de cotisation.
Pourquoi le REER fait-il autant de sens? Parce que, pour la majorité des gens, le taux d’imposition est plus élevé pendant la vie active qu’à la retraite. Le REER permet donc de payer moins d’impôt plus tard, tout en faisant fructifier l’argent qui aurait autrement été versé au gouvernement.
Bref, le REER n’est pas parfait, mais bien utilisé et adapté à ta situation, il peut devenir un allié précieux pour préparer ta retraite… sans te compliquer la vie.